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Date de création : 22.04.2008
Dernière mise à jour : 14.02.2018
1531 articles


Stances de la St Valentin

Publié le 14/02/2018 à 15:04 par jlbailly

 

 

Percé jusques au fond du cœur

D’une atteinte imprévue aussi bien que mortelle,

Fidèle zélateur d’une équipe si belle

Et fervent amoureux de qui fait mon bonheur,

À la main le bouquet, dans l’autre la zappette :

                           Quelle affreuse tempête !

Si près de voir gagner le P.S.G.,

                           O Dieu ! l’étrange peine 

Que ce débat opposant M’Bappé

À la bouteille de Canard-Duchêne !

 

Que je sens de rudes combats !

Contre le P.S.G. mon amour s’intéresse :

Il faut suivre le match, et perdre une maîtresse ;

L’un fait ma passion, l’autre me tend ses bras.

Réduit au triste choix, ou de trahir ma flamme

                            Ou de peiner ma femme,

         Je suis brisé par la Saint-Valentin.      

                            O Dieu, l’étrange peine !

         Faut-il laisser mon récepteur éteint ? 

         Faut-il laisser tiédir Canard-Duchêne ?

 

Neymar, souper, Draxler, amour,

Tacles, percées, corners, ou lueur des chandelles,

Sourire de l’aimée, grand pont qui ensorcelle,

Les uns me font vibrer, l’autre embellit mes jours.

Cher et cruel espoir d’une âme footballeuse,

                            Mais ensemble amoureuse,

         Digne ennemi de mon plus grand bonheur,

                            Écran qui fait ma peine,

Te vois-je ici parfaire mon bonheur ?

Te vois-je ici perdre Canard-Duchêne ?

 

         Mais mon esprit s’était déçu !

Dans mon insane espoir j’oubliais quelque chose…

Edinson Cavani peignant ma vie en rose,

De mon cœur l’essentiel passait inaperçu :

Pour suivre le combat qui passionne la foule,

                            Et soulève sa houle,                          

         Il faut payer la dîme à Bein Sport,

                             - Or je n’ai pas la chaîne !

         Cessons, mon cœur, de souffrir mille morts,

         Et savourons notre Canard-Duchêne !

 

                   



Sur l'air d' "On n'est pas là pour se faire engueuler"

Publié le 23/09/2017 à 15:43 par jlbailly

L’jour de la fête à Méluche, à Pantruche,

J’ai pas fait la politique de l’autruche,

Et je suis descendu voir su’l’trottoir

La bell’ France insoumi-ise.

Il y avait quelques fachos pas fâchés

De s’refaire en douce une virginité,

Loin des nazis, ils sont dev’nus des Insoumis,

Alors j’ai dit :

 

On n’est pas là pour se faire enfumer,

On est là pour voir le déferlé,

On n’est pas v’nus se faire entourlouper,

On est là pour voir le déferlé,

Si Philippot envoie tous ses copains,

Y’a des chanc’s qu’vous soyez trois cent mille :

Faut pas nous prendre pour des brê-êles,

Sinon plus tard, quand on r’déferlera,

Ma parol’, j’resterai chez moi !

 

 



Les fâchés.

Publié le 23/09/2017 à 00:12 par jlbailly

Il enfile ses bas résille

Et sa mini-jupe à trou-trous,

Surabondamment se maquille

Et s’envole dans un frou-frou ;

 

Puis, se déhanchant sur l’asphalte,

Soignant un sourire enjôleur,

Il espère que fera halte

Devant lui le premier rôdeur ;

 

Peu importe la clientèle :

Jeune, vieillard, tout lui est bon.

Du moment qu’en son escarcelle

Tombent en pluie les picaillons.

 

Voilà comment mélenchonise

Le virulent imprécateur,

Pour gonfler sa France insoumise

Des « fâchés »… qui n’ont pas d’odeur.

 

 



Les fâchés.

Publié le 23/09/2017 à 00:12 par jlbailly

Il enfile ses bas résille

Et sa mini-jupe à trou-trous,

Surabondamment se maquille

Et s’envole dans un frou-frou ;

 

Puis, se déhanchant sur l’asphalte,

Soignant un sourire enjôleur,

Il espère que fera halte

Devant lui le premier rôdeur ;

 

Peu importe la clientèle :

Jeune, vieillard, tout lui est bon.

Du moment qu’en son escarcelle

Tombent en pluie les picaillons.

 

Voilà comment mélenchonise

Le virulent imprécateur,

Pour gonfler sa France insoumise

Des « fâchés »… qui n’ont pas d’odeur.

 

 



Ballade du Sénateur Placé

Publié le 07/09/2017 à 17:10 par jlbailly

 

Samedi. La rue est obscure.

Seuls brûlent quelques lumignons.

Écoutez la triste aventure

De Jean-Vincent, que nous plaignons,

Car il reçut de rudes gnons,

Assenés à minuit tapante

Par quelques sombres compagnons

Qui en voulaient à sa tocante.

 

Il avait pourtant fière allure,

Le Sénateur ! Gras et mignon,

Face ronde, noble vêture,

Dans la poche quelque pognon…

Mais c’était un soir de guignon,

Il était aubaine tentante :

« Ta montre, ou bien nous te cognons ! »

Ils en voulaient à sa tocante.

 

Maudissons cette engeance impure,

Rapace jusques au trognon

Qui, redoutable pourriture,

Plus avide que maquignons

Convoite l’or de nos oignons ;

Honnissons la gent répugnante

Contre laquelle nous grognons

Car elle en veut à nos tocantes !

 

Sénateur, jamais ne daignons

Complaire à racaille méchante !

Aux vilains ne nous résignons :

Ils en voulaient à ta tocante.

 

 

 



Deux quatrains en retard

Publié le 12/08/2017 à 23:27 par jlbailly

La femelle panda de Beauval a mis bas.

Le fait en soi est rare, et par-là remarquable.

On crut d’abord à un, puis deux, puis un panda :

La farceuse ! Est-ce là ce qu’on dit « tour pandable » ?

                                                                      (5 août)

 

Baptiser « le Phénix » l’opéra qui depuis

Par trois fois a brûlé, c’était une imprudence.

La « Tour Torche » à Dubaï a flambé cette nuit

Pour la deuxième fois – comparable influence.

 

                                                                      (4 août)



Tout pour le buzz !

Publié le 13/07/2017 à 11:29 par jlbailly

Pour remplacer Burggraf, choisie pour ses boulettes,

Qui trouver ? Et Ruquier épuisait les starlettes,

Quand l’idée le frappa, soudaine comme un flash :

C’est Angot qu’il me faut, cette machine à clash !

 

 



Müller-Nadal : 15-13 au cinquième

Publié le 10/07/2017 à 21:45 par jlbailly

Il y eut ce soir un sacré suspense chez

Les Anglais : quinze-treize avant que Müller gagne !

Et pour savoir quel joueur sabrerait le champagne,

Le soleil même a refusé de se coucher.

 

 



Cravates

Publié le 28/06/2017 à 10:53 par jlbailly

« Jusque dans le costume il se faut rebeller »,

Dit Mélenchon, jamais à court d'une bravade ;

Et jetant sur Ferrand une perfide œillade :

« Ce sont d'autres, je crois, qui se font cravater »...

 

 



Un petit jeu d'actualité

Publié le 20/06/2017 à 22:50 par jlbailly

Je propose un petit jeu. Inventez des tweet sur le modèle mélenchonien du déjà célèbre : "J'l'ai vu, l'matheux, là..." dans lequel il parlait de Cédric Villani, Médaille Field...

Je commence :

#Mélenchon à propos d'Éric Clapton : "J'ai vu l'gratteux, j'vais y causer de l'impôt sur la fortune."

#Mélenchon à propos de Ronaldo : "J'ai vu l'footeux, j'vais y causer du prix du quinoa".

#Mélenchon à propos de Marcel Azzola : "J'vais lui expliquer, au roi de la boîte à punaises, c'que c'est que l'âge de la retraite."

À vous !



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